Salvador (BA). Foto: Bento Viana *** Local Caption *** * Prazo indeterminado

La richesse culturelle de Salvador de Bahia remonte à l’Antiquité. L’arrivée d’Africains au XVIIIe siècle a été décisive dans la cadre du développement culturel de Bahia dans son ensemble. Il s’agit d’ailleurs de la région brésilienne la plus diversifiée au niveau culturel. Les immigrants y ont peu à peu apporté des éléments de leur propre culture, qui se sont entremêlés pour créer l’une des régions les plus riches en termes de culture. Deux religions y cohabitent, le candomblé venu d’Afrique et le catholicisme, qui ont donné naissance à une musique et une danse propres, la Samba de Roda, une technique de lutte spécifique, la capoeira, une tenue vestimentaire unique qui mélange des éléments africains et portugais, ainsi qu’une langue propre, à mi-chemin entre le yoruba et le portugais.

D’où l’impact immédiat des touristes qui, dès leur arrivée à Salvador de Bahia, sont immédiatement surpris par cette différence par rapport au reste du pays. Gastronomie, religion, fêtes populaires, architecture ou artisanat, tout est marqué par ce mélange d’influences de races, de générations et de connaissances multiples, qui en font une ville riche en contrastes et fascinante.

L’une de ces influences est le candomblé, une religion qui se caractérise par les oxirás, ainsi que ses danses et rituels d’origine et de tradition africaines, parmi lesquels on peut citer les afoxés et le maculelê, qui reposent tous sur l’âme ou l’essence de la nature. Salvador de Bahia compte d’ailleurs le plus grand nombre d’églises de cette religion (plus de 350 temples), et on la surnomme même la Rome noire.

Autre élément curieux : la gastronomie. La cuisine que les immigrés africains ont ramenée lors de leur voyage a donné naissance à la cuisine bahianaise. En raison du manque de nourriture et de l’influence des habitants de la ville, ils ont dû inventer de nouveaux plats à base d’huile de palme, d’eau de coco, et de nouveaux desserts, d’origine portugaise. Les moquecas, un mélange de fruits de mer et poissons au lait de coco, huile de palme et diverses épices, la casquinha de Siri, de la chair de crabe servie dans sa carcasse, ou l’acarajé, que vendent les baianas dans des charriots ambulants dans les rues, sont autant de plats surprenants, aussi bien pour leur texture que pour leur mélange d’ingrédients.

Mais ce qu’il y a de réellement extraordinaire à Salvador, ce sont les danses. La capoeira reste la plus exotique. Malgré son importante évolution d’art martial en chorégraphie de spectacle, elle est dansée à presque tous les coins de rue, et il est difficile de ne pas tomber sur un groupe en train de la pratiquer au beau milieu de la rue. Mais n’oublions pas la Samba da Roda. Elle a traversé les frontières pour devenir, grâce aux différentes modifications subies à travers le temps, la samba que nous connaissons actuellement.

Quoi qu’il en soit, Salvador de Bahia est l’une des villes les plus métissées du Brésil, dans laquelle le voyageur trouvera, à coup sûr, bien plus que ce qu’il attendait.

 

Pour se restaurer : On dit que pour séduire quelqu’un, il faut séduire son estomac. Si vous souhaitez succomber aux charmes de Salvador de Bahia, ne manquez pas les moquecas de Ki Mukeka, un petit restaurant familial de cuisine typique.

 

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