BRA_Fitipaldi

Piloter une Lotus à 250 km/h sur un circuit urbain a beaucoup de mérite. La tension, le contrôle et la concentration absolue deviennent les seuls alliés du pilote qui doit faire confiance à son instinct et ses connaissances, au-delà de la technique et du moteur. Et le Brésilien Emerson Fittipaldi a su démontrer, du haut de ses 26 ans, qu’il en était capable, et de bien plus encore. Et il l’a fait dans sa ville natale, São Paulo, lors du premier Grand Prix de Formule 1 du Brésil, une épreuve entrant dans la classification du championnat du monde. Cette année-là, avec cinq courses s’achevant sur le podium, il est devenu le champion du monde le plus jeune de l’histoire. Il l’est resté jusqu’en 2005, alors détrôné par Fernando Alonso.

Emerson Fittipaldi naît le 12 décembre 1946, dans la ville brésilienne de São Paulo. En 1969, il entre dans la compétition de formule Ford et, dès l’année suivante, il devient pilote de Formule 1. Deux ans plus tard, il gagne son premier championnat du monde, au volant de la légendaire Lotus 72, une voiture qu’il conduit à nouveau à l’âge de 63 ans, lors d’une course de démonstration le 4 novembre dernier, dans les rues de São Paulo, dans le cadre de la promotion de la dernière course de la saison, le Grand Prix du Brésil. Dans les années 70, Emmo, comme le surnommaient ses proches, cumule 14 victoires, 35 podiums, 2 premières places (1972 et 1974) et 2 deuxièmes places au championnat (1973 et 1975). Dans les années 80 et 90, il rejoint la série CART, où il cumule 22 victoires, 65 podiums, le titre de 1989 et les deuxièmes places aux championnats de 1993 et 1994. Toutefois, parmi ses victoires, il faut souligner celles de 1989 et 1993 à l’Indy 500.

Et, même si la fièvre du sport sur quatre roues commence avec le premier championnat du monde de Fittipaldi, sa passion naît dans les années 30, lors du Grand Prix International de Rio de Janeiro et de São Paulo. Mais l’accident de la pilote française Hellé-Nice, avec quatre morts et trente-sept blessés, oblige à reconstruire le circuit pour l’adapter aux conditions logistiques et de sécurité nécessaires. Ainsi, en 1940, le nouveau circuit de São Paulo est inauguré, avec la troisième édition du Grand Prix de la ville. À la fin des années 60, le circuit est remodelé et rouvre ses portes en 1970, avec une épreuve de F-Ford. À l’époque, Fittipaldi a déjà révolutionné le monde de la course, ce qui convainc définitivement la Fédération Internationale de l’Automobile de l’importance politique, sportive et économique d’inclure une course au Brésil. En 1972, le pays rejoint donc l’itinéraire mondial de la Formule 1, et c’est ainsi que commence une histoire qui est loin d’être finie.

À ne manquer sous aucun prétexte : La visite de l’Autódromo José Carlos Pace, dans le quartier d’Interlagos, l’un des rares circuits du monde dont le sens est contraire aux aiguilles d’une montre, avec un tracé de virages serrés et longues lignes droites, qui oblige les pilotes à donner le meilleur d’eux-mêmes à chaque instant.

 

 

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